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PLACES TO BE

CHEZ HERATCHIAN

Cela faisait un moment que je n’avais pas partagé avec vous une nouvelle adresse.
Et bien cette semaine, me revoici avec un article qui me tient tout particulièrement à cœur car je vais vous parler d’un endroit que ma famille fréquente depuis plusieurs générations.
Heratchian Frères est un traiteur du 9ème arrondissement, fondé en 1925 et regroupant des spécialités grecques, turques, arméniennes et libanaises.


It’s been a while since I’ve shared a new address with you.
Well, this week, I’m back with an article that is particularly close to my heart because I’m going to tell you about a place that my family has been going to for several generations.
Heratchian Frères is a caterer in the 9th district, founded in 1925 and offering Greek, Turkish, Armenian and Lebanese specialties.

Exceptionnellement, je ne vous ferai pas un tour du quartier car entrer dans cette boutique est déjà un voyage en soi. Mais pour la petite histoire, nous sommes en 1931, mon arrière-grand-mère Esther, après avoir quitté sa Grèce natale et fuit l’antisémitisme croissant voit, comme beaucoup d’immigrés, la France comme un eldorado.

Elle s’installe donc à Paris et fait régulièrement son marché dans le quartier des Halles mais aussi chez de petits épiciers. Elle y retrouve des produits de son pays qui lui permettent, à travers ses plats, de transmettre un héritage culinaire qui perdurerait pendant des générations.

Exceptionally, I won’t take you on a tour of the neighborhood because entering this shop is already a journey in itself. But for the record, we are in 1931, my great-grandmother Esther, after leaving her native Greece and fleeing from growing anti-Semitism sees, like many immigrants, France as an Eldorado.

 

So she settled in Paris and regularly went to the market in the Halles district but also to small grocers. There she finds products from her country that allow her, through her dishes, to pass on a culinary heritage that would last for generations.

En poussant la porte d’Heratchian, vous serez d’abord envahi par l’odeur d’épices qui embaume cette boutique de 50m2. Puis vous serez surpris de retrouver l’atmosphère des magasins d’antan. Il y en a de partout : feta, loukoums, tarama et j’en passe. Citrons luisants, briques, noix, olives farcies ; du sol au plafond, les saveurs se mélangent et le souvenir des anciens imprègne les lieux.


When you push the door of Heratchian, you will first be overwhelmed by the smell of spices that embalm this 50m2 shop. Then you will be surprised to find the atmosphere of the shops of yesteryear. There is feta, Turkish delight, tarama and so on. Shiny lemons, bricks, nuts, stuffed olives; from floor to ceiling, the flavours mix and the memory of the old ones permeates the place.

Ce souvenir, c’est aussi celui de ma famille. Esther a épluché, décortiqué, fait mariner des tonnes de plats pour ses enfants, qui ont à leur tour fait de même avec les leurs. C’est donc tout naturel qu’en cette journée du 22 février, mes parents et moi, nous retournions faire le plein de houmous et de souvenirs, le cœur serré et l’estomac en joie.


This memory is also my family’s. Esther peeled, peeled, marinated tons of dishes for her children, who in turn did the same with theirs. So it’s only natural that on this day of February 22nd, my parents and I went back to fill up on hummus and memories, with a tight heart and a happy stomach.

Être raisonnable ? Impossible. Quand on y va, on fait pas dans la dentelle, on débarque pour une razzia. C’est un buffet entier qu’on prépare. Tout y passe, les feuilles de vigne n’ont qu’à bien se tenir.

Alors non, c’est pas régime, pas vegan. Oui, c’est roulé sous les aisselles et c’est ce qu’on pourrait appeler communément un « étouffe chrétien » mais purée, qu’est-ce que c’est bon !
Pour faire bref, quand on mange un de leurs beignets, c’est la Méditerranée qui envahi votre palais.


Be reasonable? I can’t be reasonable. When we go in there, we don’t do lacework, we go in for a raid. It’s a whole buffet we’re cooking. Everything goes in there, the vine leaves just have to behave themselves.
So no, it’s not dieting, it’s not vegan. Yes, it’s rolled under the armpits and it’s what we could call a « Christian choke » but, boy, is it good!
To make a long story short, when you eat one of their doughnuts, it’s the Mediterranean that invades your palate.

En faisant quelques recherches, j’ai découvert la devise de la Grèce : « La liberté ou la mort » et quand j’y pense, je me dis qu’il en fallait du courage pour se lancer dans l’inconnu. Alors cet article, il est pour celles et ceux qui ont un jour quitté leur pays. Je pense à vous, je pense à elle parce que maintenant, quand j’entre chez Heratchian, j’ai toujours l’impression qu’Esther m’y attend.


After doing some research, I discovered Greece’s motto: « Freedom or death » and when I think about it, I think that it took courage to take the plunge into the unknown. So this article, it is for those who have one day left their country. I think of you, I think of her because now, when I enter Heratchian, I always feel like Esther is waiting for me there.

Connaissiez-vous cet endroit ?

And you, did you know about this place?

IN MY LIFE

LA VÉRITÉ SUR JOËL DICKER

Bonjour mes chers lecteurs. Juste un petit message pour vous dire que le 25 mars prochain, je pensais être aux abonnés absents et en fait NON. Pourquoi ? Parce que le dernier roman de Joël Dicker devait faire son apparition dans les bacs ! Je rêvais de sortir cette expression de l’enfer un jour et c’est maintenant chose faite (à peu de choses près). Sur ce, à bientôt.


Good morning, my dear readers. Just a little message to tell you that on March 25th, I thought I would be the absent subscribers and in fact NO. Why not? Because Joël Dicker’s last novel was due to appear in the bins! I was dreaming of getting this expression out of hell one day and it’s now done (pretty much). On that note, see you soon.

Non mais sérieusement, vous pensiez vraiment que j’allais vous faire faux bond ? C’est mal me connaître… Comme vous l’aurez compris, je reviens en cette fin de semaine pour vous parler de Joël Dicker.
Pour faire court, j’ai découvert ses romans par hasard. Étant donné que je ne lis que très peu pendant l’année, j’ai tendance à rattraper mon retard durant l’été. J’emporte deux valises, une de fringues, l’autre de bouquins et je pars au bord de la mer, me dorer la pilule au fil des pages.


No, but seriously, did you really think I was gonna stand you up? You don’t know me very well… As you may have guessed, I’ll be back at the beginning of the week to talk to you about Joel Dicker.

To make a long story short, I discovered his novels by chance. Since I read very little during the year, I tend to catch up during the summer. I take two suitcases with me, one with clothes, the other with books, and I go to the seaside, gilding myself with the pill as the pages go by.

C’est donc au détour d’une librairie que j’ai ouvert l’un des cinq millions d’exemplaires vendus de
La vérité sur l’affaire Harry Quebert. Récompensé en France du Prix de la Vocation de la Fondation Bleustein-Blanchet, du Grand Prix du roman de l’Académie française et du Prix Goncourt des lycéens, ce roman m’a littéralement happée.
Il faut dire que le timing était idéal. Une matinée de juillet, je m’apprêtais à boucler mes bagages et m’apercevais que la pile de livres que j’avais prévue n’était pas assez indécente. Je cherchais donc un énième compagnon de route et j’ouvrais ce livre de six-cent pages en me disant : « Tu lis les premières lignes pour te faire une idée et tu décolles. »
C’est ça l’ennui avec les bons livres, on ne voit pas le temps passer. Harry Quebert m’aura valu une course contre la montre pour attraper mon train et cinq heures de lecture passionnée une fois dedans.

Quelle joie d’apprendre qu’il allait être adapté par Jean-Jacques Annaud, qui n’est autre que le réalisateur de La Guerre du feu, Sept ans au Tibet et Stalingrad, pour ne citer qu’eux. Le résultat, diffusé en 2018, était remarquable. L’histoire, les personnages et la narration – très importante notamment concernant les fashbacks – ont parfaitement été respectés.


So it was around the corner from a bookstore that I opened one of the five million copies of
« The Truth about the Harry Quebert Affair ». Awarded in France the Prix de la Vocation by the Bleustein-Blanchet Foundation, the Grand Prix du roman de l’Académie française and the Prix Goncourt des lycéens, this novel literally grabbed me.

It must be said that the timing was ideal. One morning in July, I was getting ready to pack my bags and realized that the pile of books I had planned wasn’t indecent enough. So I looked for yet another travel companion and opened this six hundred page book and thought: « You read the first few lines to get an idea and then you take off. »
That’s the trouble with good books, you can’t see time going by. Harry Quebert will have earned me a race against time to catch my train and five hours of passionate reading once inside.
What a joy to learn that it was going to be adapted by Jean-Jacques Annaud, who is none other than the director of The War of Fire, Seven Years in Tibet and Stalingrad, to name but a few. The result, broadcast in 2018, was remarkable. The story, the characters and the narration – very important especially concerning the fashbacks – were perfectly respected.

Après avoir dévoré ce premier tome, je cherchais à me procurer la suite. Dans un tout autre genre, j’arrivais à trouver, dans une ville sans libraire, Le livre des Baltimore. J’engloutissais page après page cette saga familiale racontée avec justesse et sensibilité. Je restais vissée à ma chaise longue au détriment des sorties estivales, pour arriver au bout de cette histoire.


After devouring this first volume, I was looking for the next one. In a completely different vein, I was able to find, in a city without a bookstore, The Baltimore Book. I swallowed page after page of this family saga told with accuracy and sensitivity. I stayed screwed to my deckchair to the detriment of summer outings, to get to the end of this story.

Pour finir la trilogie, La disparition de Stephanie Mailer a été la cerise sur le gâteau. Sortie en 2018, j’étais passée à côté des nombreuses dédicaces faites à Paris. Impossible de m’y rendre sur mes heures de travail sans prendre le risque de me faire virer. En effet, cela aurait impliqué de ne plus avoir de salaire à dépenser dans les romans de Joël Dicker. Situation complexe. J’ai donc renoncé à la possibilité de lui déclarer ma flamme et fait comme à mon habitude, une fois l’été, je me suis étendue sur une serviette, déplié un parasol et ouvert ce nouveau roman.
Mais cette fois-ci c’est la bonne, dès que nous serons débarrassés de ce foutu virus, je serai sur le qui-vive, j’aurai ma dédicace. Et maintenant je vous laisse car je pourrais passer des heures à vous écrire tout le bien que je pense de ces livres mais le mieux, c’est que vous soyez au rendez-vous pour découvrir L’Énigme de la chambre 622.

 

To finish the trilogy, the disappearance of Stephanie Mailer was the icing on the cake. Released in 2018, I had missed the many dedications made in Paris. Impossible to go there on my working hours without running the risk of getting fired. Indeed, that would have meant not having a salary to spend on Joël Dicker’s novels. Complex situation. So I gave up the possibility of declaring my love for him and, as usual, once in the summer, I laid down on a towel, unfolded an umbrella and opened the new novel.
But this time it’s the right one, as soon as we get rid of this damn virus, I’ll be on the alert, I’ll have my dedication. And now I’ll leave you alone, because I could spend hours writing you all the good things I think about these books, but the best thing is that you’ll be at the rendezvous to discover The Enigma in room 622.

 

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IN MY LIFE MIND & SOUL

UN PROBLÈME DE TAILLE

Alors voilà, on y est.

Aujourd’hui, on va parler d’un lourd sujet, fait de nuances et de paradoxes, que je ne pensais pas aborder aussi tôt sur le blog.
Paris My Dear n’existe que depuis trois mois et pourtant il m’a semblé évident et nécessaire d’écrire à ce propos. Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps, aujourd’hui on va parler confiance et perception de soi.

Parce que, pendant des années, on nous a sensibilisé aux ravages de l’anorexie tout en nous vendant des régimes révolutionnaires et assené des injonctions à la minceur. Parce qu’on nous a livré les témoignages de coaches en bien-être après avoir listé le top cinq des tenues à porter quand on fait pas du 36. Parce qu’on nous a donné les dix commandements pour devenir la femme, la maîtresse, l’assistante parfaite. Et que maintenant, ces mêmes magasines nous vendent ce merveilleux concept qu’est : le body positive. Je dis AMEN !

So here we are.

Today, we’re going to talk about a heavy subject, made of nuances and paradoxes, that I didn’t think I’d mention so early on the blog.
Paris My Dear has only been around for three months and yet it seemed obvious and necessary to write about it. I’m not going to make you languish any longer, today we’re going to talk about confidence and self-perception.

Because, for years, we have been made aware of the ravages of anorexia while selling us revolutionary diets and injunctions to slimness. Because we were given testimonials from wellness coaches after listing the top five outfits to wear when you’re not a size 6. Because we were given the ten commandments to become the perfect woman, mistress, assistant. And that now, these same magazines are selling us this wonderful concept: positive body. I say AMEN!

Je redoutais d’avoir à écrire cet article parce que difficile de résumer vingt-sept ans de ma vie en quelques lignes mais, pour faire bref, je m’appelle Lisa, j’ai 27 ans et mesure 1m76. Y a-t-il quelque chose de choquant là-dedans ? La réponse est non. Et malgré tout, ma taille et mon physique en règle générale ont très longtemps posé problème.

On a tous ce souvenir de la photo de classe où, de manière parfaitement arbitraire, le photographe nous plaçait selon notre taille. Et pour tout vous dire, si certains enfants rêvaient d’être à côté de leurs amis, mon rêve à moi, c’était de tenir cette foutue ardoise au premier rang. Vous imaginez donc ma déception lorsque je finissais tout au fond ou à côté du prof pour ne pas déséquilibrer l’harmonie du cliché.


I was dreading writing this article because it is difficult to summarize twenty-seven years of my life in a few lines but, to make a long story short, my name is Lisa, I am 27 years old and 1.76m tall. Is there something shocking in that? The answer is no. And despite everything, my height and general appearance have been a problem for a very long time.

We all have this memory of the class photo where, in a perfectly arbitrary way, the photographer placed us according to our height. And to tell you the truth, if some kids dreamed of being next to their friends, my dream was to hold the damn slate in the front row. So you can imagine my disappointment when I ended up at the back or next to the teacher so as not to unbalance the harmony of the shot.

Vous l’aurez compris, j’ai toujours été grande. Sauf que dans la tête d’un enfant de dix ans mesurant 1m20, se retrouver en face d’une fille du même âge qui le dépasse de deux têtes, ça fait bizarre. C’est là que commencent les moqueries.
On rit de notre taille, de notre poids, puis on devient bête, on sent mauvais, on sert à rien.
Ça prolifère jusqu’à devenir du harcèlement. Et je ne vous apprends rien mais le harcèlement, c’est pas idéal pour développer sa confiance en soi.
Du coup, on essaye de se fondre dans la masse. On porte les chaussures les plus plates possible, on commence à se vouter. Je vous vois venir : en plus d’être grande et asociale, elle est bossue ! Ne riez pas, c’en était pas loin.

Et pour ne rien arranger, j’étais une enfant cruellement timide. Impossible de prendre la parole en public, donc de participer en classe ou de me faire de nouveaux amis. Autant vous dire que les jeux individuels comme la marelle, la corde à sauter et les scooby-doo étaient mes domaines de prédilection.


As you can see, I’ve always been tall. Except that in the mind of a ten year old kid who’s 1.20m tall, to find yourself in front of a girl of the same age who’s two heads taller than you is weird. That’s where the mocking starts.

We laugh at our height, our weight, then we become stupid, we smell bad, we’re useless.
It grows until it becomes harassment. And I’m not trying to tell you anything, but harassment is not ideal for building self-confidence.
As a result, you try to blend in. You wear the flattest shoes you can find, you start to arch your back. I can see you coming: not only is she tall and asocial, she’s also a bumpy one! Don’t laugh, that was close.

And to make matters worse, I was a cruelly shy child. I couldn’t speak in public, so I couldn’t participate in class or make new friends. I might as well tell you that individual games such as hopscotch, skipping rope and scooby-doo were my favourite areas.

Une fois arrivée au secondaire, mon problème de taille était toujours persistant mais le premier amoureux était dans les parages et, soyons honnêtes, à dix-sept ans, savoir qu’on plait, ça fait du bien au moral et ça redore un peu notre blason.

Mais les années passent, les amours aussi et on fait de nouvelles rencontres. Parfois bonnes, parfois moins et qu’on le veuille ou non, ça influe considérablement notre vision de nous-même. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet car ceux qui me connaissent savent sûrement de quoi je parle mais ça fait néanmoins partie de mon histoire. J’ai fait une mauvaise rencontre qui a duré plus d’un an. Ça m’a ruinée tant sur le plan physique que psychologique et j’ai mis plusieurs années à m’en remettre. Tout ce que je retiens de cette période, c’est que quand on en sort, on est en colère car on croit avoir perdu son temps, alors qu’en fait on a gagné en expérience. Je n’irai pas jusqu’à remercier cet individu, en revanche je peux vous assurer que désormais, je sais ce que j’attends d’une relation.


Once I got to high school, my biggest problem was still persistent but the first lover was around and, let’s be honest, at seventeen, knowing that you’re liked is good for morale and it gives you a little bit of a boost to your reputation.

But the years go by, so do the loves and we meet new people. Sometimes good, sometimes not so good, and whether we like it or not, it has a considerable influence on how we see ourselves. I’m not going to dwell on the subject because those who know me will surely know what I’m talking about, but it’s nevertheless part of my story. I had a bad encounter that lasted more than a year. It ruined me both physically and psychologically and it took me several years to get over it. All I remember from that period is that when you come out of it, you’re angry because you think you’ve wasted your time, when in fact you’ve gained experience. I won’t go so far as to thank this individual, but I can assure you that I now know what I expect from a relationship.

Tout ça pour vous dire que la perception que j’avais de moi n’aurait pas changé si les deux histoires suivantes n’étaient pas arrivées.

Les mois suivants ma relation désastreuse, j’ai dû consulter un psychologue pour me sortir de ce bourbier. Avec elle, j’ai abordé ce que vous avez lu juste au-dessus et on est beaucoup revenue sur le harcèlement scolaire. Et puis un jour, pendant une de nos séances, elle me dit :

  • Le harcèlement scolaire vous a suivi de la primaire au collège, c’est bien ça ?
    Vous avez quitté le collège il y a une dizaine d’années, on est d’accord ?
    Donc si je comprends bien, vous vous harcelez vous-même depuis dix ans ?

Quelques jours après, je prenais le métro et regardais les publicités affichées dans le wagon. Je tombais sur l’une d’elles faisant la promotion d’un livre de Fabrice Midal disant :

  • Cessez d’obéir
  • Cessez d’être calme
  • Cessez de vouloir être parfait
  • Cessez de rationaliser
  • Cessez de vous comparer
  • Cessez d’avoir honte de vous
  • Cessez de vous torturer
  • Cessez de vouloir aimer
  • FOUTEZ-VOUS LA PAIX !

J’ai eu un rire nerveux parce que ce message, il m’était en tout point destiné. Pendant plus de dix ans, j’avais soigneusement massacré la perception que j’avais de moi, de mes opinions, de mes envies. Je me jugeais constamment avec violence et mépris et c’est en lisant cette publicité, assise sur un strapontin de la ligne 8, que j’ai compris.

All this to tell you that the perception I had of myself wouldn’t have changed if the next two stories hadn’t happened.

In the months following my disastrous relationship, I had to consult a psychologist to get out of this quagmire. With her, I discussed what you read just above, and we talked a lot about bullying. And then one day, during one of our sessions, she said to me:

« Bullying followed you from elementary school to middle school, didn’t it? You left middle school about ten years ago, is that right? So if I understand correctly, you’ve been harassing yourself for ten years?
A few days later, I’d get on the subway and look at the ads in the car. I came across one of them promoting a book by Fabrice Midal saying:

Stop obeying
Stop being calm
Stop trying to be perfect
Stop rationalizing
Stop comparing yourselves
Stop being ashamed of yourself
Stop torturing yourself
Stop wanting to love
LEAVE EACH OTHER ALONE!
I had a nervous laugh because this message was intended for me in every way. For more than ten years, I had carefully butchered the perception I had of myself, of my opinions, of my desires. I was constantly judging myself with violence and contempt, and it was while reading this ad, sitting in a folding chair on line 8, that I understood.

Le temps a passé et après avoir (beaucoup) travaillé sur moi-même, je sais maintenant que se sentir bien dans son corps, s’aimer tel qu’on est et apprendre à se pardonner, ça n’est pas évident mais c’est fondamental. Je ne vais pas vous mentir, il m’arrive encore parfois de ne pas me sentir bien dans ma peau et ça n’est pas grave. Ça s’appelle « un jour sans ».

Alors chers lecteurs, je vous le dis, le chemin sera parfois long et difficile mais croyez-moi, une fois arrivés, le jeu en vaut la chandelle !

 

Time has passed and after having worked (a lot) on myself, I now know that feeling good in your body, loving yourself the way you are and learning to forgive yourself is not easy but it is fundamental. I’m not going to lie to you, sometimes I still don’t feel good about myself and it’s not serious. It’s called « a bad day ».

So dear readers, I tell you, the road will be long and difficult at times, but believe me, once we get there, it’s worth it!

IN MY LIFE MIND & SOUL

MEA CULPA

Bien le bonjour, me revoilà !
Vous vous demandez sûrement pour quelles raisons je n’ai pas donné signe de vie depuis ces quinze derniers jours et avant que vous ne vous empariez de vos pioches et autres fourches pour me chasser à tout jamais de vos lectures, laissez-moi vous expliquer.

J’ai eu, pour la première fois, une panne. Pas d’inspiration, mais d’envie. Les idées étaient bien présentes, mais l’envie d’en parler, elle, n’y était pas. Avant d’ouvrir ce blog, je m’étais fixé un rythme de publication de deux articles par semaine, j’avais même écrit des articles d’avance, pour pallier un éventuel manque d’inspiration.
Mais au bout d’un mois je me suis aperçue que le proverbe « Mieux vaut privilégier la qualité que la quantité » prenait tout son sens. Oui, j’avais des articles prêts à être publiés, en revanche, je n’avais pas envie de vous les servir en prétendant les avoir préparés avec soin.


Well, hello, I’m back!
You are probably wondering why I haven’t given any sign of life for the last fortnight, and before you grab your picks and forks to drive me forever away from your reading, let me explain.

For the first time I have had a breakdown. Not of inspiration, but of envy. The ideas were there, but the desire to talk about them wasn’t. Before opening this blog, I had set myself a rhythm of publishing two articles a week, I had even written articles in advance, to compensate for a possible lack of inspiration.
But after a month, I realized that the saying « It’s better to privilege quality than quantity » made sense. Yes, I had articles ready to be published, but I didn’t want to serve them to you by pretending to have prepared them with care.

Après m’être auto-flagellée pour n’avoir rien pondu au bout d’une semaine, je me suis aussi rappelé que j’avais commencé à écrire pour mon loisir et pas par obligation. Je ne vais pas vous mentir, l’idée était donc d’attendre qu’un nouveau sujet me tombe dessus.

J’ai épluché les blogs de mes rédactrices préférées histoire d’y trouver de l’inspiration mais rien ne m’enchantait plus que ça. Comment assortir les pois et les rayures pour le SPRING 2020 ne reflétait pas vraiment d’image du blog et j’avais envie d’aborder un sujet concret.


After I had been self-flagellating for not having laid anything after a week, I also remembered that I had started writing for my leisure and not out of obligation. I’m not going to lie to you, so the idea was to wait until a new subject came up.

I went through my favorite writers’ blogs for inspiration, but nothing I liked more than that. How to match the polka dots and stripes for the SPRING 2020 didn’t really reflect a blog image and I wanted to tackle a concrete subject.

Et c’est là, à cet instant précis, que l’idée m’est tombée dessus. J’avais envie de traiter un sujet vaste mais néanmoins fondamental puisqu’il touche bon nombre de personnes : la confiance en soi.
C’est pourquoi je déclare solennellement que, dans un article prévu ce dimanche 8 mars, je vous parlerai de mon expérience et de mon approche de cette thématique qui, souvent, finit par me faire penser que c’est le mal du siècle.

J’espère que vous prendrez plaisir à lire cet article, comme je prends plaisir à l’écrire en ce moment-même. La bise et à dimanche…


And that’s when, at that very moment, the idea hit me. I wanted to deal with a vast but nevertheless fundamental subject since it affects many people: self-confidence.
This is why I solemnly declare that, in an article scheduled for this Sunday, March 8, I will talk to you about my experience and my approach to this topic, which often ends up making me think that it is the evil of the century.

I hope you will enjoy reading this article, as I am enjoying writing it at this very moment. A kiss and see you on Sunday…