Site Loader

Qui l’eut cru. Après plus de deux mois sans nouvelles, je reviens enfin pour vous expliquer les raisons de mon silence. Non. Je ne vous parle pas de mon absence depuis la publication de mon dernier article, mais bien de celle de cette dernière année.

Vous l’aurez sûrement remarqué, mes apparitions (et parutions) sur le blog se sont faites de plus en plus rares. La raison est simple : j’étais perdue. Autant ma vie quotidienne et sentimentale a pris un réel tournant ces derniers mois : j’ai déménagé et rencontré l’homme qui partage aujourd’hui ma vie. Mais sur le plan professionnel, je ne savais plus quoi faire.

Je vous avais quittés en juillet dernier avec mes articles Essentielle(s) dans lesquels je vous racontais cette nouvelle aventure qu’avait été mon spectacle et comment la situation s’était débloquée après l’assouplissement des contraintes sanitaires. Aussi, après un été bien animé et une rentrée en fanfare, nous avons trouvé tout naturel de reprendre une programmation pour les mois de septembre et d’octobre. Grosse erreur. Car si le public avait été au rendez-vous pour le démarrage, autant vous dire que la reprise fut rude et l’accueil bien moins enthousiaste qu’à nos débuts. Nous avons tant bien que mal réussi à maintenir nos dates et vers la fin de la programmation, nous sommes parvenues à remplir la salle bien au-delà de nos espérances et des places disponibles.

Seulement, ces prolongations et celles qui ont suivi ont été très éprouvantes étant donné que je devais, en plus de gérer le spectacle, m’occuper de toute la communication et m’assurer que la salle soit un minimum remplie. Ce qui, étant donné la crise sanitaire, n’a pas été évident.

Ces derniers mois m’ont donné l’occasion de me jeter corps et âme dans ma passion et de réellement m’impliquer dans ce projet que je portais depuis trois ans. Mais ces dernières semaines, j’ai beaucoup réfléchi à la suite et à la pérennité plus qu’incertaine du monde de la culture et plus particulièrement du spectacle vivant.

Ce billet est loin d’être facile à écrire et pour être honnête, je ne suis même pas sûre de le publier un jour. Ce qui est sûr en revanche, c’est que je n’ai aucun regret. Je me suis prouvé que j’étais capable de monter ma compagnie, de porter un projet à bout de bras jusqu’à ce qu’il soit produit sur scène et surtout, d’avoir pu payer (à hauteur de mes moyens) les personnes présentes sur ce spectacle.

Je le disais, ce billet n’est pas une mince affaire. Car d’un côté, cette aventure a été incroyablement formatrice et restera une merveilleuse expérience dans ma vie de comédienne. Et d’un autre, elle aura été la plus éprouvante de toutes. Quoiqu’il en soit, j’ai le sentiment et la conviction d’être allée jusqu’au bout.

Et maintenant, que faire ? Le monde de la culture n’est déjà pas très fiable en temps “normal” alors actuellement, inutile de vous dire qu’il n’est pas au beau fixe. Et s’il y a bien une chose que je me suis promise, c’est de ne jamais m’entêter à garder coûte que coûte un statut d’intermittente que je devrais payer à coup de petits contrats peu enrichissants et payés au lance-pierre. J’ai donc décidé de prendre le temps de réfléchir à ce que j’allais faire. J’ai repris mon CV, envoyé quelques candidatures par-ci par-là et surtout, j’ai revu mes priorités. Le théâtre et le cinéma sont et resteront toujours ma passion mais aujourd’hui, c’est indéniable, j’ai besoin de faire une pause.

Je vais donc progressivement reprendre le blog que j’avais complètement laissé de côté (faute de temps) et me recentrer sur ce qui pourrait m’épanouir. Qui sait, tout cela me mènera peut-être à une nouvelle aventure à partager avec vous…

ENGLISH VERSION :

Who would have known. After more than two months without news, I finally come back to explain the reasons of my silence. No. I’m not talking about my absence since the publication of my last article, but about the last year.

As you may have noticed, my appearances (and publications) on the blog have become more and more rare. The reason is simple: I was lost. As much as my daily and sentimental life took a real turn these last months: I moved and met the man who shares my life today. But professionally, I didn’t know what to do anymore.

I left you last July with my Essentielle(s) articles in which I told you about the new adventure that my show had been and how the situation had been unblocked after the relaxation of sanitary constraints. But after a busy summer and a great start to the new year, we thought it was only natural to resume programming for September and October. Big mistake. Because if the public had been at the rendezvous for the beginning, we can tell you that the resumption was rough and the reception much less enthusiastic than at the beginning. We managed to maintain our dates and towards the end of the program, we managed to fill the room well beyond our expectations and the available seats.

However, these extensions and the ones that followed were very trying since I had to manage the show, take care of all the communication and make sure that the hall was filled to a minimum. Which, given the health crisis, was not easy.

These last few months gave me the opportunity to throw myself body and soul into my passion and to really get involved in this project that I had been carrying for three years. But these last few weeks, I’ve been thinking a lot about what’s next and about the more than uncertain durability of the world of culture and more particularly of live performance.

This post is far from being easy to write and to be honest, I’m not even sure I’ll ever publish it. What is sure, however, is that I have no regrets. I proved to myself that I was capable of setting up my own company, of carrying a project through to the point where it could be produced on stage and, above all, of paying (within my means) the people involved in this show.

As I said, this ticket is not an easy task. On the one hand, this adventure has been incredibly formative and will remain a wonderful experience in my life as an actress. And on the other hand, it has been the most trying of all. In any case, I have the feeling and the conviction to have gone until the end.

And now, what to do? The world of culture is already not very reliable in “normal” times, so needless to say that it is not at its best now. And if there’s one thing I promised myself, it’s to never stubbornly keep a status of intermittent worker that I would have to pay for with small and unrewarding contracts. So I decided to take the time to think about what I was going to do. I went back to my CV, sent out a few applications here and there and above all, I reviewed my priorities. Theater and cinema are and will always be my passion but today, it’s undeniable, I need to take a break.

So I’m going to progressively take back the blog that I had completely left aside (because of lack of time) and refocus on what could be fulfilling for me. Who knows, maybe all this will lead me to a new adventure to share with you…

Lisa Tréger

One Reply to “BESOIN D’UNE PAUSE”

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

error: Content is protected !!