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Quelle semaine ! Dans le précédent épisode de mon journal de bord, je vous racontais ma découverte du château de Colpach qui avait été notre décor pour les quinze premiers jours de tournage.

Mais cette fois-ci, nous avons eu deux décors en une semaine ce qui impliquait, vous vous en doutez, une organisation de folie. Lundi, nous avons eu un planning chargé car nous n’avions le décor que pour la journée. Il fallait faire vite et garder un œil sur la montre. Nous tournions dans la cave d’une maison inhabitée avec une dizaine de figurants, nous devions donc être particulièrement exigeants sur les règles sanitaires.
N’ayant pas de bureau de production à proximité du set, nous nous sommes installé un petit coin dans la cantine où les plats en sauces ont défilé pendant l’heure du déjeuner.


What a week! In the previous episode of my diary, I told you about my discovery of the Colpach castle which had been our set for the first fifteen days of shooting.

But this time, we had two sets in one week, which, as you can imagine, involved a crazy organization. On Monday, we had a busy schedule because we only had the set for the day. We had to be quick and keep an eye on the watch. We were shooting in the cellar of an uninhabited house with about ten extras, so we had to be particularly demanding about the sanitary rules.
Not having a production office near the set, we set up a small corner in the canteen where the sauce dishes paraded during lunchtime.

Comme dans les précédents chapitres de mon journal de bord, je ne peux malheureusement pas partager avec vous les photos du décor mais je peux en revanche vous montrer un aperçu des environs.


As in the previous chapters of my logbook, I can unfortunately not share with you the pictures of the scenery but I can show you an overview of the surroundings.

Une fois cette première journée passée, je suis retournée au bureau de production mardi et mercredi pour assister aux essayages costumes et coiffures des derniers figurants. Et le jeudi suivant, j’ai rejoint à nouveau l’équipe sur le dernier décor de la semaine : l’ancienne usine d’Arcelor Mittal.
Nous avions installé sur les lieux un espace de restauration chauffé avec des séparations dignes d’un parloir pour préserver au mieux les distances de sécurité.


Once that first day was over, I returned to the production office on Tuesday and Wednesday to watch the last extras try on their costumes and hairstyles. And the following Thursday, I joined the team again on the last set of the week: the former Arcelor Mittal factory.
We had set up a heated catering area on the site with partitions worthy of a parlor to preserve safety distances as much as possible.

Dans le ventre de l’usine, j’ai découvert d’anciens décors utilisés pour une autre production : deux maisonnettes en plâtres comprenant plusieurs pièces. Et j’ai été obligée d’admettre qu’elles étaient plus spacieuses que mon propre appartement.


In the belly of the factory, I discovered old decors used for another production: two plaster houses with several pieces. And I was forced to admit that they were more spacious than my own apartment.

Les images parleront d’elles-mêmes mais me retrouver dans ce noyau de la sidérurgie m’a bouleversée. L’usine a été abandonnée il y a de nombreuses années à cause d’une structure infestée par l’amiante et en visitant les lieux, on croirait voir un décor post-apocalyptique. Certains bureaux sont encore équipés de mobilier, de lampes et les tiroirs sont pour certains remplis de papiers, comme si la vie s’était arrêtée et l’humanité volatilisée du jour au lendemain.

L’équipe technique en a donc profité pour annexer les lieux et y installer son matériel avant de commencer à tourner.


The images will speak for themselves, but finding myself in this core of the steel industry has upset me. The factory was abandoned many years ago because of an asbestos-infested structure and a visit to the site makes you feel like you’re in a post-apocalyptic setting. Some offices are still equipped with furniture, lamps and drawers are for some filled with papers, as if life had stopped and humanity vanished overnight.

The technical team therefore took the opportunity to annex the premises and install its equipment before starting shooting.

La sensation de tourner dans un décor de cette envergure est indescriptible. C’est à la fois angoissant et fascinant. Et bien que tout cet espace ait glorieusement servi le film, constater ce que l’Homme laisse derrière lui est assez préoccupant pour l’environnement.

Chaque jour, des ouvriers viennent brûler l’usine morceau par morceau, pour ne pas répandre un nuage d’amiante trop important. Les voir à l’œuvre, perdus au milieu de ce desert industriel, donne l’impression que le temps et la vie ont été suspendus.


The feeling of shooting in a set of this scale is indescribable. It is both frightening and fascinating. And although all this space has served the film gloriously, seeing what Man leaves behind is quite worrying for the environment.

Every day, workers come to burn the factory piece by piece, so as not to spread too much asbestos. Seeing them at work, lost in the middle of this industrial desert, gives the impression that time and life have been suspended.

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Lisa Tréger

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